Je vous invite à me suivre dans le Mirebalais afin de découvrir le CHÂTEAU DE COUSSAY.

Remontons le temps. Nous sommes en 837, à l’époque où l’Église continue de christianiser nos régions et où les grandes abbayes créent sur leurs terres lointaines des annexes que l’on appelle des prieurés. A COUSSAY, c’est l’abbaye de Cormery en Tourraine qui implante ici l’un de ses prieurés qu’elle confie à un prieur et à quelques moines chargés d’exploiter les terres alentours.


Les siècles s’égrainent. Dans les années 1518-1521, un prieur, Denis Briçonnet, également évêque de Saint-Malo, tombe amoureux des lieux et décide de s’y faire construire un logis plus digne de son rang et surtout inspiré par la Renaissance italienne. Il me faut préciser ici que notre homme a été l’ambassadeur du roi François 1er à Rome auprès du pape Léon X et qu’il a découvert la magnificence de l’architecture italienne.


C’est ainsi que naît le CHÂTEAU DE COUSSAY, l’un des tout premiers édifices de la Renaissance en France.

Et pourtant, ce joli château semble, au premier abord, tout droit sorti du Moyen Âge avec ses douves en eau, ses quatre tours dont la plus grande ressemble fort à un donjon et avec son imposant châtelet qui protège l’entrée et parait être, pour qui ne se donne pas la peine de pénétrer dans la propriété par l’allée cavalière, le CHÂTEAU lui-même.

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Mais l’agencement et les fenêtres à meneau ne trompent pas. Le CHÂTEAU DE COUSSAY est bien l’un de ces châteaux Renaissance de la large vallée de la Loire qui descend jusqu’en Poitou : châteaux de COUSSAY, de MONTS SUR GUESNES, de TERNAY,…..


Au 16e siècle, la famille du Plessis qui possède la terre toute proche de Richelieu se voit attribuer le prieuré de COUSSAY par faveur royale et, l’un de ses membres, Jean Armand, y séjourne régulièrement pour, selon ses dires, « guérir des fièvres contractées dans les marais de Luçon  » en Bas Poitou (Vendée actuelle). Cet homme n’est autre que le futur cardinal de RICHELIEU, alors évêque de – je le cite – « l’évêché le plus crotté de France « .


Et c’est là, dans son CHÂTEAU DE COUSSAY, qu’il se réfugie un temps, au moment de sa disgrâce, en 1617.


Devenu cardinal et rentré dans les bonnes grâce à du roi, il quitte COUSSAY pour ne plus y revenir.

Le CHÂTEAU DE COUSSAY a aujourd’hui la même apparence qu’au temps de Richelieu et, c’est librement que vous pouvez en faire le tour, chaque jour de l’année, de cet édifice si particulier niché entre arbres et eau.


Des visites de l’intérieur ont lieu sur rdv pour les groupes et bien-sûr lors des Journées du Patrimoine.

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